Vers la mise en place des plateformes sectorielles de dialogue public privé

Le Secrétariat Permanent du Cadre de Dialogue Public Privé, en collaboration avec le PDLE dans sa sous composante 2.3 relative à l’amélioration du climat des affaires a organisé du 23 au 24 Juillet 2019, un atelier d’Information et de Sensibilisation sur les contraintes jugées prioritaires dans les secteurs d’Agrobusiness et de Construction.

Il s’agissait de présenter au public les principaux contraintes des deux secteurs afin d’établir un cadre de discussion entre le secteur public et privé. L'objectif est donc de parler et analyser en profondeur  ces contraintes afin de dégager un consensus sur la priorisation des contraintes et des orientations pour la mise en place des plateformes de dialogue Public Privé dans les deux secteurs. 

Les principales contraintes identifiées dans le secteur fruits et légumes sont: Pénurie des emballages au niveau de la chaine de transformation, pénurie des produits et intrants agricoles, absence de normes et de contrôle de certification de la qualité des produits, manque de centres de formation orientés « agrobusiness, absence d’un guichet unique « Agrobusiness » dédié à l’export, manque de capacités du cadre existant « Inter Profession Fruits et Légumes, Accès difficile au financement pour le secteur agrobusiness.

Les contraintes du secteur de la pêche sont: non vulgarisation de la nouvelle loi sur la pêche et utilisation d’un matériel non approprié, manque de compétences suffisantes et d’appui institutionnel, manque d’énergie et  chaine de froid non assurée, difficulté d’accès au financement et manque de fonds de garantie, manque d’activités alternatives à la pêche (pisciculture), manque d’infrastructures d’appui (hangars, toilettes…) et détournement des plages de pêche et non-respect des règles de l’environnement, problèmes de normes et de certification de la qualité du poisson, etc

Le PDLE s'est donc engagé à fournir un appui financier au Secrétariat Permanent du Cadre de Dialogue Public Privé pour la mise en place de ces plateformes de dialogue qui auront un impact positif à l'amélioration du climat des affaires au Burundi.

                                                         


Le Conseiller Principal à la Deuxième Vice-Présidence qui a ouvert la séance a souligné qu’un problème bien posé est à moitié résolu, et que ces discussions vont sortir quelques pistes de solutions qui pourraient être résolu avec l’aide du projet PDLE.

Le secteur privé se dit satisfait de ces dialogues et concertations entre le secteur public et privé pour lever les goulots d'étranglement réglementaires qui handicapent le climat des affaires au Burundi. Il remercie le PDLE de son engagement de soutenir le secteur privé.